La crise de l’Occident selon Christopher Dawson : une crise religieuse avant tout.

Introduction.

Christopher Dawson (1889-1970), historien britannique, est l’un des penseurs les plus profonds du XXᵉ siècle sur la nature de la civilisation occidentale.

Formé à Oxford, il a consacré son œuvre à démontrer que les cultures ne sont pas principalement déterminées par des facteurs économiques ou politiques, mais par des forces spirituelles et religieuses.

Dans des ouvrages comme “Progress and Religion” (1929), « Religion and the Rise of Western Culture » (1950), « The Crisis of Western Education » (1961) ou « The Judgment of the Nations » (1943), il développe une thèse centrale : la crise que traverse l’Occident moderne n’est pas d’abord politique, économique ou démographique, mais profondément religieuse.

Pour lui, la sécularisation progressive a vidé la culture occidentale de son âme, qui était le christianisme.

Sans un retour à cette source spirituelle, aucune renaissance durable n’est possible.

Cette idée, formulée au milieu du siècle dernier, conserve une actualité saisissante. Face aux mouvements contemporains qui cherchent à « sauver » l’Occident par des projets purement identitaires (défense de l’ethnie européenne) ou souverainistes (repli national, sortie de l’Union européenne, contrôle strict des frontières), on observe une récurrence : ces initiatives peinent à produire une renaissance culturelle profonde.

Elles mobilisent électoralement, parfois gouvernent, mais s’essoufflent, se divisent ou échouent à transformer durablement les sociétés.

La thèse de Dawson offre-t-elle une explication convaincante à ces difficultés ?

Cet article propose d’explorer cette question en trois temps : exposition de la pensée de Dawson, analyse de ses implications historiques, puis application aux débats actuels sur l’identité et la souveraineté européennes.

I. La thèse dawsonienne : le christianisme comme âme de la culture occidentale.

Pour Dawson, toute grande civilisation repose sur une religion qui lui donne unité, sens et dynamisme.

« La religion est la clé de l’histoire », écrit-il dans « Progress and Religion ». Contrairement aux interprétations matérialistes (marxistes ou libérales), qui voient la religion comme simple superstructure, Dawson affirme que les grandes transformations culturelles naissent d’impulsions spirituelles.

Le christianisme, en particulier, a été le principe unificateur de l’Europe.

Dès le Moyen Âge, le christianisme a forgé une communauté de culture transcendant les divisions ethniques et politiques.

L’Église a fourni un cadre commun : latin comme langue savante, universités nées des écoles cathédrales, droit romain réinterprété à la lumière du droit canon, art roman puis gothique exprimant une même aspiration vers le transcendant.

Dawson insiste : « Le christianisme est l’élément le plus fondamental de la culture occidentale. Il est à la base non seulement de la religion occidentale, mais de sa morale, de son droit, de sa littérature et de son art. »

La modernité, selon lui, rompt ce lien vital. À partir de la Renaissance et des Lumières, puis avec la Révolution française et l’industrialisation, l’Occident opère une sécularisation progressive.

La culture devient autonome, puis hostile à la religion. Le XIXᵉ siècle voit l’émergence d’un humanisme séculier qui croit pouvoir conserver les fruits du christianisme (droits de l’homme, dignité de la personne) sans la racine. Dawson y voit une illusion mortelle : « La sécularisation de la culture n’a pas libéré l’homme, elle l’a appauvri spirituellement. »

Au XXᵉ siècle, les totalitarismes (nazisme, communisme) sont, pour Dawson, les conséquences extrêmes de cette vacance spirituelle : des ersatz de religion, des idéologies politiques qui tentent de combler le vide laissé par le déclin du christianisme.

Mais ces substituts échouent car ils manquent de transcendance authentique. La démocratie libérale elle-même, en se réduisant à un procéduralisme économique et individuel, souffre du même mal : elle ne propose plus de vision commune du bien.

La conclusion de Dawson est radicale : « Le retour au christianisme est la condition indispensable d’une renaissance de la culture occidentale. »

Non pas un retour politicien ou nostalgique, mais une redécouverte du christianisme comme principe vital capable d’inspirer à nouveau l’éducation, l’art, la politique et la vie sociale.

II. Le christianisme comme facteur historique de vitalité culturelle.

Pour comprendre pourquoi Dawson accorde une telle primauté à la religion, il faut revenir à son analyse historique.

Les grandes civilisations antiques (Égypte, Mésopotamie, Grèce, Rome) ont toutes décliné lorsqu’elles ont perdu leur élan spirituel.

La Grèce classique, par exemple, a produit une extraordinaire floraison intellectuelle, mais sa religion civique, polythéiste et limitée à la cité, n’a pas su résister à la conquête macédonienne ni à la crise intérieure du IVᵉ siècle av. J.-C.

Rome, en absorbant la culture grecque, a connu une longévité exceptionnelle grâce à son génie politique et juridique, mais elle s’est épuisée dans l’impérialisme et le culte de l’État.

L’Empire romain tardif était déjà en crise spirituelle profonde quand le christianisme est apparu.

Dawson voit dans la conversion de Constantin (313) non pas une simple opportunité politique, mais le salut de la civilisation : le christianisme a injecté une nouvelle vitalité, un universalisme capable de transcender les limites ethniques et impériales.

Le Moyen Âge européen illustre parfaitement cette thèse.

L’Europe post-romaine était fragmentée en royaumes barbares.

C’est l’Église qui a recréé l’unité : par les monastères (conservation du savoir antique), par la chrétienté comme idéal politique (Charlemagne couronné par le pape en 800), par la scolastique qui synthétise foi et raison.

Dante, Thomas d’Aquin, les cathédrales gothiques : tout cela n’aurait pas existé sans cette matrice chrétienne.

Même la Renaissance et les grandes découvertes, souvent présentées comme rupture avec le Moyen Âge, sont pour Dawson des fruits tardifs de cette culture chrétienne.

L’humanisme chrétien (Érasme, Thomas More) précède l’humanisme séculier.

La science moderne naît dans un contexte où la création est vue comme ordonnée par un Dieu rationnel (Galilée, Newton étaient croyants).

La fracture vient avec les Lumières et la Révolution française.

En rejetant la transcendance, l’Occident perd son principe d’unité.

Le nationalisme du XIXᵉ siècle tente de le remplacer par la nation comme nouvelle idole, mais il reste limité et conflictuel.

Le libéralisme économique propose la prospérité matérielle comme fin ultime.

Le socialisme, la quête d’égalité absolue. Aucun ne parvient à redonner un sens partagé à l’existence collective.

Dawson écrit en 1943, au cœur de la Seconde Guerre mondiale : les nations occidentales combattent le totalitarisme, mais elles le font sans vision spirituelle commune.

La victoire militaire ne suffira pas si l’on ne restaure pas l’âme chrétienne.

III. Les mouvements identitaires et souverainistes à l’épreuve de la thèse de Dawson.

Venons-en à la question contemporaine. Depuis les années 2010, l’Europe connaît une vague de mouvements qui se présentent comme défenseurs de l’identité occidentale face à la globalisation, à l’immigration massive et à la dilution supranationale (Union européenne).

En France, le Rassemblement National ; en Italie, Fratelli d’Italia et autrefois la Ligue ; en Hongrie, le Fidesz de Viktor Orbán ; en Pologne, Droit et Justice ; en Autriche, le FPÖ ; aux Pays-Bas, le PVV de Geert Wilders.

Ces partis partagent un discours souverainiste (récupérer le contrôle des frontières, des lois, de la monnaie parfois) et identitaire (défense de la « civilisation européenne » contre l’islamisation perçue, promotion des « racines chrétiennes » souvent de façon rhétorique).

Ces mouvements obtiennent des succès électoraux notables.

Giorgia Meloni gouverne en Italie depuis 2022. Orbán domine la Hongrie depuis 2010. Le RN est devenu la première force d’opposition en France. Pourtant, on observe une limite récurrente : ils peinent à produire une renaissance culturelle profonde.

Leurs victoires sont fragiles, leurs programmes souvent réduits à des mesures défensives (contrôle migratoire, protectionnisme économique), et ils s’essoufflent ou se divisent une fois au pouvoir.

La thèse de Dawson éclaire ces difficultés de façon saisissante.

Ces projets sont, dans leur grande majorité, purement identitaires ou souverainistes : ils défendent une identité culturelle (européenne, nationale) sans proposer une véritable revitalisation spirituelle.

Le christianisme est souvent invoqué comme marqueur identitaire (« racines chrétiennes de l’Europe »), mais rarement comme principe vivant appelant à une conversion personnelle et collective.

En France, Marine Le Pen a sécularisé le discours frontiste : exit les références traditionalistes de son père, place à un républicanisme laïc teinté d’identitarisme. Le résultat : un électorat mobilisé par la peur du déclin, mais pas par une vision positive et transcendante.

Pourquoi cette absence de dimension religieuse profonde condamne-t-elle ces mouvements, selon la logique dawsonienne ?

Parce qu’une culture ne se défend pas seulement par des murs ou des lois : elle a besoin d’une source d’inspiration capable de motiver les sacrifices, de former les nouvelles générations, de produire de la beauté et du sens.

L’identité purement ethnique ou nationale reste particulariste, incapable de l’universalisme qui a historiquement fait la force du christianisme européen.

Les mouvements identitaires « métapolitiques » (comme Génération Identitaire, dissoute en France en 2021) illustrent encore mieux cette limite.

Ils ont tenté une approche culturelle (actions spectaculaires, références à la mythologie païenne ou à un christianisme guerrier), mais sans ancrage ecclésial réel. Ils ont mobilisé une jeunesse, puis se sont épuisés dans la répression ou l’éparpillement idéologique.

Dawson anticiperait que ces projets échoueront à long terme, car ils répètent l’erreur moderne : croire qu’on peut sauver la culture occidentale sans sa source spirituelle.

Ils proposent un nationalisme défensif là où il faudrait une renaissance spirituelle offensive.

IV. Critiques et nuances.

La thèse de Dawson n’est pas exempte de critiques.

Certains y voient un catholicisme nostalgique, ignorant les aspects sombres de l’histoire chrétienne (Inquisition, guerres de religion).

D’autres soulignent que des sociétés sécularisées (Scandinavie) maintiennent un haut niveau de cohésion sociale sans retour massif au christianisme.

De plus, des penseurs conservateurs non chrétiens (comme Alain de Benoist dans la Nouvelle Droite) ont tenté de fonder une identité européenne sur des racines pré-chrétiennes (païennes).

Ces tentatives restent marginales et n’ont pas produit de mouvement de masse durable.

Enfin, des chrétiens engagés dans la politique souverainiste (comme certains catholiques traditionalistes soutenant le RN ou Trump aux États-Unis) estiment que Dawson sous-estime la possibilité d’un christianisme minoritaire mais influent dans une société sécularisée.

Ces objections n’invalident pas le diagnostic central : les projets purement identitaires manquent de la profondeur transcendante qui a historiquement permis à l’Occident de se renouveler.

Conclusion.

Christopher Dawson voyait dans la crise de l’Occident une crise religieuse avant tout. Le christianisme n’était pas un simple ornement culturel : il en était l’âme.

Sans retour à cette source – non pas politicien, mais authentique –, aucune renaissance n’est possible.

Cette thèse explique en grande partie pourquoi les projets identitaires et souverainistes contemporains peinent à produire plus qu’une résistance temporaire.

Ils défendent l’Occident comme un héritage à préserver, mais sans proposer la source vive capable de le régénérer.

Ils mobilisent la peur du déclin plus que l’espérance d’une nouvelle floraison.

L’histoire dira si l’Occident saura entendre cet appel à une conversion culturelle profonde.

Dawson, en tout cas, nous avertit : sans âme, aucune civilisation ne survit durablement.

Parabole de l’herbe bleue.

Un âne dit au tigre:

– L’herbe est bleue….

Le tigre rétorque:

– Non, l’herbe est verte….

La dispute s’envenime et tous deux décident de la soumettre à l’arbitrage du lion, « le roi » de la jungle….

Bien avant d’atteindre la clairière où le lion se reposait, l’âne se met à crier :

– Votre Altesse, n’est-ce pas que l’herbe est bleue ?

Le lion lui répond:

– Effectivement, l’herbe est bleue.

L’âne se précipite et insiste:

– Le tigre n’est pas d’accord avec moi, il me contredit et cela m’ennuie… S’il vous plaît, punissez-le !

Le lion déclare alors:

– Le tigre sera puni de 5 ans de silence….

L’âne se met à sauter joyeusement et continue son chemin, heureux et répétant:

– L’herbe est bleue… L’herbe est bleue…

Le tigre accepte sa punition, mais demande une explication au lion:

– Votre Altesse, pourquoi m’avoir puni ? Après tout, l’herbe n’est-elle pas verte ?

Le lion lui dit:

– En effet, l’herbe est verte….

Le tigre, surpris, lui demande:

– Alors pourquoi me punissez-vous ?

Le lion lui explique :

– Cela n’a rien à voir avec la question de savoir si l’herbe est bleue ou verte…

Ta punition vient du fait qu’il n’est pas possible qu’une créature courageuse et intelligente comme toi ait pu perdre son temps à discuter avec un fou et un fanatique qui ne se soucie pas de la vérité ou de la réalité, mais seulement de la victoire de ses croyances et de ses illusions….

Ne perds jamais de temps avec des arguments qui n’ont aucun sens…

Il y a des gens qui, quelles que soient les preuves qu’on leur présente, ne sont pas en mesure de comprendre…..

Et d’autres, aveuglés par leur ego, leur haine et leur ressentiment, ne souhaiteront jamais qu’une seule chose : avoir raison même s’ils ont tort…

Or quand l’ignorance crie l’intelligence se tait.

Car ta paix et ta tranquilité n’ont pas de prix.

Vidéo

Derrière des blagues beaucoup de vérités…

CELUI QUI RÊVE EST VIVANT

J’ai passé plusieurs nuits blanches, en étudiant, en pensant, en créant, en stressant, en imaginant, en discutant, en célébrant.

J’ai passé beaucoup de temps avec un cahier dans la main, puis un téléphone portable en réfléchissant, en imaginant des hypothèses pour le jour suivant pouvoir partir à l’action afin de réaliser mes objectifs.

Vue depuis ma varanda ici à São Paulo, Brésil.

Au fur et à mesure que la nuit passe, le bruit des voitures commence à diminuer pour ensuite être remplacé par le gazouillement des oiseaux et puis on perçoit des choses qui sont imperceptibles durant la journée. On sent des choses différentes et puis viennent les premiers rayons du soleil.

L’aurore amène avec elle l’espoir d’un renouveau, une nouvelle chance pour que nos idéaux se concrétisent et que l’on puisse enfin s’arracher de la médiocrité et de la multitude croissante des mécontents.

J’aime beaucoup le silence de l’aurore et ce processus de renaissance qui crée énormément d’idées dans mon cerveau. Notre cerveau est quand même extraordinaire et on dirait que nos neurones ne se fatiguent jamais.

Lorsque nous rêvons, notre focus est dans le futur et dans la construction de notre futur. Mais lorsque le futur ne nous séduit plus nous vivons dans un présent rempli de regrets qui sont comme des morts-vivants qui nous réveillent. Réveillez-vous pour réaliser vos rêves. Qui a arrêté de rêver est déjà mort.

La bonne nouvelle c’est que dans un claquement de doigts les rêves apparaissent. Les rêves arrivent à croître entre les cailloux de notre monde aride, puis arrivent à vaincre l’amertume d’un soleil de plomb et dépasser l’ambiance hostile d’un mauvais entourage toxique. Cette jeune pousse se transforme déjà en un arbre gigantesque où les oiseaux pourront poser, se reposer et profiter de l’ombre de son robuste feuillage.

Ce sont justement ces oiseaux qui emmèneront les graines vers d’autres régions, au-delà du vent, vers d’autres terres, afin de porter l’espoir et la vie là oú la mort mène le jeu.

Je me rappelle encore d’un jour bien noir, durant lequel j’ai pensé que je n’arriverai pas à vaincre la pression. Mais je m’étais trompé car notre capacité de nous rénover est infini.

Je souhaite qu’aujourd’hui soit un jour de grande rénovation pour vos rêves.

Quoi faire dans la journée quand on n’a plus à aller au taf ?

La grasse matinée tous les jours, aller au parc et au cinéma quand il n’y a personne, aller au shopping quand il n’y a personne, prendre des billets d’avion moins chers en basse saison, réserver des spas et chambres d’hotel moins chers car on a un grand choix de dates, glandouiller à la piscine du club, lire des livres sur la chaise longue ou un hamac devant une plage brésilienne (j’habite au Brésil depuis 2011), écouter de la musique ou une podcast en rêvassant, faire du karting, du buggy, de la voile, jouer de la musique, apprendre dans différents domaines (je fais mon brevet de pilote d’avion privé et j’ai des entreprises dans d’autres secteurs que ceux de mes études scolaires cf les habiletés et compétences que vous devez apprendre en dehors de votre diplôme). La formation à vie est quelque chose de fondamentale.
Je me la coule douce et je n’ai plus aucune routine matinale comme je le faisais quand j’étais étudiant (réveil à 5h du mat pour aller méditer au dojo zen soto voir mon article Méditation & Business). Le plus sympa c’est le lundi et mardi le fait de savourer la grasse matinée et le petit dej au lit quand les autres bossent car cela nous fait réfléchir sur les choix que nous avons pris 🤔.

Développons là-dessus : la majorité par manque de connaissance (voir mon article connaissez vous l’esclavage moderne et mon article la soif de connaissances) et par manque de courage reste esclave moderne et refuse de s’interdir la prostitution temporelle. C’est un choix de se dire à soi-même : c’est terminé je ne veux vivre plus aucun jour comme esclave ! Moi j’ai opté pour être individualiste (une nécessité vitale et libératrice) et m’interroger sur les illusions du collectivisme sans aucune morale qui maintient la majorité dans un tout petit carré : résistez et envoyez balader le bon sens !

Quand on n’a plus à aller au taf on a beaucoup plus de trucs à faire ! J’ai des objectifs à atteindre (voir ma To Do List). Ces objectifs sont définis en commun accord avec ma femme. On a des objectifs de voyages, des objectifs pro, des objectifs perso, des objectifs journaliers.

Dans la journée quand on n’a plus à aller au taf on peut aller à la piscine, à la plage et aller aurestaurant d’un hotel chic face à un paysage extraordinaire. On peut écrire des mails sur son smartphone, écrire des articles sur son blog, envoyer des contrats via Google Docs sur son portable, avoir Skype, Slack, Whatsapp etc pour parler avec ses clients, ses employés, ses fournisseurs. Puis plus important on peut éteindre son portable et faire ce qui bon nous semble de notre temps.

Faire ce qui bon nous semble !

Les meilleures raisons de quitter votre job !

Dans cette podcast j’évoque les meilleures raisons de quitter votre job.

Pas pour faire de vous un SDF mais pour questionner ce qui fait sens dans votre vie.

Des voies alternatives existent et l’entrepreneuriat est acquis et non inné !

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Nouvelles raisons de quitter votre job en 2017

Je savais déjà au fond de moi ce qu’il allait se passer lorsque le directeur a dit « Entrez dans mon bureau. »

J’ai dit pour blaguer : « On peut pas discuter dans un café? »
« Non. Entrez. »

J’ai été viré et il fallait prendre mes affaires et dégager rapidement. Personne ne m’a dit au revoir. Je n’avais rien à faire et aucun plan pour la suite.
Le directeur qui m’a viré est mort maintenant. La vie est courte.
Quand vous serez mort, personne ne se souciera de combien d’heures vous mettez au bureau.

Nous avons tous quitté nos cavernes préhistoriques il y a des milliers d’années. Nous avons quitté ensuite les champs pour travailler dans les usines. Et nous avons quitté les usines pour rejoindre les néons lugubres des bureaux. Quand j’ai terminé mes études universitaires, le corporatisme était censé me protéger : nourrissez-moi, donnez-moi un travail significatif, aidez-moi à m’améliorer, puis laissez moi m’installer dans un quartier sympa. Et puis le corporatisme est mort.

Voici donc les nouvelles raisons de quitter votre job en 2017. Des nouvelles raisons naissent à chaque instant pendant que vous lisez mon article.

1) LES SALAIRES BAISSENT DE PLUS EN PLUS.

Le revenu moyen des personnes âgées de 18 à 35 ans est passé de 36 000 $ à 33 000 $ depuis 1992. Ce n’est pas un coup de gueule politique car il y a eu tous les partis au pouvoir durante cette période et cette tendance ne va pas disparaître.

2) 94% DE TOUS LES NOUVEAUX EMPLOIS CRÉÉS AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES SONT À TEMPS PARTIEL OU FREELANCE.

C’est parce que chaque fois que quelqu’un écrit une ligne de logiciel, un travail est perdu. Ce n’est pas une mauvaise chose ou une bonne chose. C’est juste un fait. Un exemple : lorsque l’internet a été créé, vous n’avez plus eu besoin des programmeurs pour écrire le code de réseau. Les gens ont même oublié ce que c’est.

Quand la musique digitale a commencé, les magasins de musique ont décédé. Robin Chase, fondateur de Zipcar a dit: « lorsque les voitures qui dirigent toutes seules seront partout alors 90% de l’industrie automobile aura disparu.” Avec 90% de l’industrie automobile disparu c’est l’industrie de l’assurance automobile qui va disparaître. L’industrie pétrolière va aussi décéder et l’industrie de l’immobilier va changer. Etc.

3) LA PRODUCTIVITÉ C’EST POUR LES ROBOTS.

Amazon construit un nouveau magasin: lorsque vous entrez, votre téléphone émet un bip. Lorsque vous prenez un livre et le mettez dans votre panier, votre téléphone détecte. Lorsque vous sortez du magasin, votre téléphone se connecte à votre compte dans Amazon et achète les livres dans votre panier. Tous les magasins fonctionnerons comme cela et puis peut-être tous les restaurants. 

Où iront les caissiers et les caissières ? J’ai demandé à une caissière et la caissière a dit : « je ne sais pas. J’espère que je serai morte d’ici là. »

4) LA GRANDE CONNAISSANCE.

Nous donnons aux ordinateurs, smartphones et tablets les clés de nos vies.

Pourquoi faire confiance à un médecin humain quand ma baignoire peut exécuter des tests génétiques, des tests sanguins, des tests cérébraux, des tests qui n’ont pas encore été inventés et l’utilisation de l’Intelligence Artificielle pour me diagnostiquer puis prescrire des médicaments. Ensuite, ils vérifient tous les jours chaque signal électrique dans mon corps.

De nombreuses grandes banques viennent d’externaliser des centaines de décisions juridiques via l’Intelligence Artificielle.

Pourquoi parler à un avocat quand l’Intelligence Artificielle a 10 000 dossiers de précédents juridiques et peut analyser tout cela en une micro-seconde.

5) L’ÉCONOMIE DU PARTAGE N’EST PAS DU PARTAGE.

C’est une plateforme de mise en relation des excès et des manques. C’est le modèle commercial de chaque entreprise dans l’économie d’accès. 

En fait certaines personnes ont un excédent (par exemple des chambres vides, sièges d’auto vides, etc.) et certaines personnes veulent avoir accès à cet excédent et puis il ya une plate-forme au milieu pour aider à la découverte, les transactions, les problèmes, la médiation, etc (Airbnb, Uber, etc). 

Si vous réfléchissez où il ya un excès dans votre vie (même un excès de connaissances que d’autres pourraient ne pas avoir), vous pouvez créer une entreprise dans ce modèle. 

Leçon économique : Que se passe-t-il lorsque les gens ont accès à des choses auxquelles ils n’avaient jamais eu accès avant ? L’offre augmente mais la demande reste essentiellement la même et donc le prix finit par tomber. Ce qui signifie la déflation. Warren Buffett a dit une fois que la déflation est la pire chose qui puisse arriver à l’économie. Si les prix baissent, les gens attendent que le prix soit encore plus bas et puis la demande diminue et les prix baissent encore. Donc moins d’emplois sont nécessaires, donc moins de gens ont de l’argent, et alors la demande baisse encore plus tandis que l’offre est plus forte que jamais. Donc les prix vont encore plus bas et c’est la spirale de la mort. 

Elon Musk a récemment abordé cette question et il a dit que nous pourrions avoir besoin d’un revenu universel de base pour que chacun puisse gérer l’effondrement économiquerésultant de la sharing économie. Peut être. Qui sait ? Personne ne sait.

6) VOTRE CHEF VOUS DOIT DES $.                                                                                               

Si vous créez une valeur de 1 €, et que vous avez un patron, qui a un patron, qui a un patron, qui a un conseil, qui a des actionnaires … .et alors combien de ce € allez-vous garder ? Et bien, maintenant nous connaissons la réponse. Dans les années 1960, un PDG pouvait faire cinq fois l’employé moyen et maintenant, un PDG fait 200 fois l’employé moyen. 

La réponse: vous n’obtenez rien du tout et en haut ils obtiennent tout alors que c’est de l’argent que vous avez créé pour l’entreprise. Les dirigeants ont pris des milliards de dollars en primes quand les banques ont obtenu 600 milliards de dollars en argent de renflouement du gouvernement américain en 2009 et tous les autres échelons ont été viré.

7) VOUS N’AVEZ PAS BESOIN DU TRAVAIL POUR ÊTRE HEUREUX ET POUR DONNER DU SENS À VOTRE VIE.

Où existe t il le plus de dépressifs ? En France et aux USA qui ont paradoxalement pourtant moins de chômage que les pays du tiers monde.

Les anthropologues pensent que nos ancètres paléo travaillaient 12 heures par semaine et le reste du temps jouaient et se reposaient.

Pourquoi le travail est il si déprimant ?

8) VOUS NE VOULEZ PLUS ÊTRE AUTRE CHOSE QUE VOUS-MÊME.        

J’avais besoin de découvrir ce que j’aimais vraiment faire et c’est ainsi que j’ai découvert l’entrepreneuriat. J’ai eu peur de faire le premier pas et de tomber. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que ma vie méritait plus qu’un job.

9) AVOIR UN JOB N’APPORTE PAS LE BIEN-ÊTRE.                             

Comment trouver les choses qui vous passionnent ? Et comment faire de l’argent avec ces choses là ? Il vous faut une vision, une direction, des objectifs pour vous améliorer quotidiennement, développer de nouvelles compétences et apprendre chaque jour. 

Faire ce qu’on a sur le coeur donne un sens à nos vies. 

Les compétences et les idées sont la nouvelle monnaie et non les certificats et les diplômes d’universités.

CONCLUSIONS :

Les raisons exactes dont vous avez besoin pour quitter votre emploi sont les raisons pour lesquelles vous trouverez de nouvelles opportunités qui seront plus excitantes que jamais.
La technologie est faite pour vous mais seulement si vous choisissez de l’utiliser.
Il ya plus de possibilités de créer des opportunités de nos jours et il ya plus de façons d’exprimer vos visions de nos jours. Il y a aussi beaucoup plus de façons d’avoir des buts de nos jours, beaucoup plus de choses à faire, à accomplir et à apprendre.

Juste en lisant ceci, vous savez que vous êtes prêt pour cela. Je n’essaie pas de vous convaincre de quoi que ce soit.

Mais vos mains ont été faites pour créer. Allez y !

Soyez un CHAMPION !

Dans cette podcast j’évoque les différences entre un perdant et un gagnant. Il est vital pour évoluer d’être responsable de ce qui nous arrive et de ne pas se conforter dans une position de victime.

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Oser la nouveauté et être différent de la majorité

Dans cette podcast j’évoque l’importance de questionner tout ce qui vous a été présenté par vos proches et par la société. Ce qui est connu comme « le bon sens » est en fait ce qui fait que la majorité ne sort pas de son petit carré d’un m2. La minorité innove et évolue en osant la nouveauté.

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La profession la plus prometteuse du moment

Dans cette podcast j’évoque l’importance de poser la bonne question lorsqu’il s’agit de ce que vous voulez avoir comme profession. En effet « quelle est votre vocation/profession » n’est pas une bonne question lorsqu’elle vous limite en terme de formation continue et d’apprentissage.

Le vilain petit canard deviendra en fait un joli cygne.

Que se passe-t- il lorsqu’un « vilain petit canard » obtient le succès ? J’ai écris un article dans le même thème qui s’intitule : Vision de 2 mondes : SDF/Millionaire. J’explique la quête de sens qui mène à l’entrepreneuriat : c’est un questionnement sur pourquoi la majorité fait ce qu’elle fait et est où elle est... Peu d’hommes et de femmes sortent de la rat race en envoyant balader le bon sens !

Le système en place c’est comme une usine avec tout le monde en place bien rangé dans une ligne de montage. Le « vilain petit canard » dérange et il embête tout le monde. En fait la majorité le jalouse inconsciemment et voudrait être comme lui. Le système mental maintient tout le monde en place dans des cages. Le système c’est à partir de 6 ans jusqu’à 25 ans de nos jours des études sans but qui se prolongent encore et encore comme une fin et non comme un moyen pour ensuite chercher un job, puis financer une résidence principale sur 30 ans (voir ici la maison principale n’est pas un actif) où on passera le reste de sa vie jusqu’à être enfin à la retraite.

Pourtant il est possible d’être épanoui en dehors de ce modèle, en étant un athlète, un artiste, un musicien, un acteur, un top model, un chanteur, un moine, un politique, un philantrope, un blogger ou un entrepreneur. Que se passe-t-il lorsque quelqu’un ose vouloir sortir de cette ligne de montage ? S’il dit qu’il veut être musicien il entendra qu’il est un vagabond, quelqu’un qui n’a rien à faire, voire même un drogué. S’il dit qu’il veut être un top model on le traitera de putain. S’il dit qu’il veut être entrepreneur on lui dira entre autres qu’il s’illusionne car il n’a pas de capital ou qu’il n’est pas né dans une riche famille.

Pourquoi ça se passe comme ça ?

Tout ce qui diffère du préfabriqué traditionnel que la majorité bouffe à chaque instant choque les esprits habitués à jouer toujours dans le même petit carré.

Lorsqu’il s’agit par exemple des familles du « vilain petit canard » le sentiment de frustration des proches est lié au fait de ne pas être habitué à voler de leurs propres ailes. Les personnes se sentent en sécurité dans la ligne de montage là où le « vilain petit canard » a envie de vomir. Mais en fait l’ADN de « vilain petit canard » est le même que celui des autres canards : l’entrepreneuriat n’est pas inné mais ACQUIS !

(Article inspiré du conte du vilain petit canard d’Hans Christian Andersen).

Entreprendre c’est choisir sa vie – Partie 2

Cette article est la partie 2. Pour ceux qui n’ont pas lu, ou pour ceux qui veulent relire, voici le lien de la partie 1 :  Entreprendre c’est choisir sa vie

EntreprendreÊtre un entrepreneur de sa vie.

Entreprendre, ce n’est pas atteindre LA liberté, mais UNE liberté: celle de choisir la configuration dans laquelle s’épanouir, les personnes avec lesquelles travailler, le rythme auquel avancer, les sujets sur lesquels investir son temps, son énergie et son argent. Entreprendre, c’est donc à la fois s’engager et se contraindre, tout en gardant à l’esprit que tout est possible…

Liberté et Passion, on pourrait presque s’imaginer parler voyage… Mais finalement, n’est-ce pas un peu cela « créer une entreprise » ? Choisir une destination ; rêver l’exotisme et les chocs de culture ; imaginer un chemin dont on pourra dévier au gré des rencontres, des surprises et des opportunités ; parler d’autres langues, parfois très techniques ; découvrir des territoires inconnus ; commettre des erreurs ; improviser et apprendre à se sortir de situations souvent complexes, voire même embarrassantes… Tout dans le voyage itinérant renvoie à l’audace et à l’expérimentation.

On détache les amarres et on tourne le dos à la servitude lorsque l’on entreprend. On devient libre, non parce que l’on se libère de tout, mais parce que l’on se libère des décisions subies et des stratégies imposées, de la politique et des jeux de pouvoir. On devient libre de s’intéresser, d’être animé par sa propre curiosité, de chercher à découvrir plus loin encore celui ou celle que l’on est… et d’en assumer les conséquences, quelles qu’elles soient. Il en faut donc une bonne dose d’envie, d’énergie, d’enthousiasme et de conviction – en d’autres mots de passion – pour avancer sur ce chemin d’Homme libre.

Se  fixer des objectifs et des plans d’action pour les réaliser est essentiel. Les hommes d’affaires mesurent leurs avancées chaque jour. Pourtant la majorité des gens n’ont pas de véritable cap qui les poussent à se dépasser et à poursuivre et continuer contre vents et marées. Quel dommage qu’ils ne s’inspirent pas des hommes d’affaires qui sont des exemples dans le découpage de projets en tâches et actions à suivre.

choisir sa vieOui, les conséquences de mauvaix choix sont terribles mais avoir peur de faire des choix est encore pire. Celui qui ne plannifie rien n’ira nulle part.

Plan d'actions

Ne restez pas assis à écouter les autres, et avancez chaque jour un petit peu. Marcher chaque jour un peu nous permet de mener à bien nos objectifs. L’inspiration est l’une des énergies entrepreneuriales les plus puissantes qui va de paire avec la motivation. Le clé est de continuer peu à peu. L’échec n’est pas le résultat de la non-réussite, mais bien de l’abandon.

L’ego, vous devez le mettre dans avoir de l’ambition, ça oui, mais pas dans l’analyse de vos erreurs. Soyez impitoyable avec vous-même la dessus. « Be confident, don’t be certain » !

1) Pour survivre, vous devez être agile.

De manière évidente – merci Darwin, encore – pour survivre, vous devez vous adapter. Or, pour vous adapter, vous devez être agile.
L’agilité est l’une des qualités indispensables en entreprise. Prenons Wikio, qui a débuté en tant que portail d’informations, pour après le rachat d’Overblog – se consacrer à être une agence digitale (plateforme de blogging, relations blogueurs, e-réputation…) Sans prendre d’autres exemples que l’on peut facilement trouver et au moment où vous lisez ces lignes, arrêtez-vous et demandez-vous si réellement vous êtes adaptables.

– Avez-vous un portefeuille de client suffisant pour absorber l’arrêt du plus gros ?

– Avez-vous des projets différenciants et innovants, pouvant être sortis rapidement, si, par hasard, un nouveau concurrent arrivait sur le marché?

– Quel est le délai moyen entre vos prises de décisions et leurs exécutions ?

– Avez-vous la capacité à réunir rapidement toute votre équipe, pour pivoter de business-model ?

2) Pour survivre, vous devez avoir faim.

Ici, ce qui compte, c’est cette envie de réussir – tout comme cette envie d’entreprendre !

Un proverbe chinois dit qu’il est plus difficile de repartir marcher dans le froid, après une pause près d’un bon feu de cheminée. Et je suis certain que vous comprenez cette image ! Il n’est jamais facile de devoir passer une partie de son temps en prospection téléphonique et de subir une avalanche de non. Or sans faillir, en restant persévérant, vous devez continuer.

Seuls ceux qui ont faim, s’accrochent !

Les autres, au ventre plein ou aux poches pleines, décrocheront.

Dans la plupart des startups que j’accompagne, je pousse cette notion de « bootstrapping » – i.e. de démarrage avec le minium d’argent. Et je reste intimement persuadé que le manque d’argent pousse à la créativité, à la débrouillardise et au troc.

Plus vous avez initialement à votre disposition de capitaux, moins vous êtes intrinsèquement poussé à d’abord bétonner à fond votre modèle. Michel de Guilhermier.

Et vous, à quel point avez-vous faim ?

Voir ma présentation ici : Qui suis je ?

 

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